[La médecine]

Pourquoi avoir choisi de faire médecine ?  ♥♥♥

J’ai choisi cette voie parce que je voulais soigner, écouter, être proche de mes patients, les rassurer, me sentir utile. 

Malgré les études difficiles, le manque de moyens, l’état du système de santé, je ne regrette absolument pas mon choix, je ne me vois pas faire autre chose que cela. 

Être médecin, c’est particulier. J’aime écouter les patients, leurs plaintes, leurs confidences, les rassurer, les soulager, les soigner.

De plus, la médecine est très large, donc vous trouverez ce qui vous correspond le mieux parmi toutes les spécialités et les façons d’exercer. Si vous n’aimez pas l’ambiance de l’hôpital, la hiérarchie, l’exercice en libéral en cabinet est fait pour vous. Si vous ne voulez pas non plus vous installer seul en cabinet, il y a de plus en plus de maisons de santé regroupant plusieurs spécialités. Si vous préférez travailler dans un laboratoire : la biologie médicale, l’anatomo-pathologie, et si vous aimez le laboratoire tout en gardant un contact régulier avec le patient : il y a la génétique. Si vous souhaitez en plus d’être médecin, avoir la casquette de chercheur et professeur, c’est aussi possible. Si vous souhaitez suivre et faire partie d’une équipe sportive, la médecine du sport est faite pour vous via une FST (formation spécialisée transversale) après la médecine générale, la cardiologie, ou bien la médecine physique et réadaptation. Il est possible aussi de devenir médecin humanitaire. Bref, d’innombrables portes s’offrent à vous avec cette voie!

Quelques petites anecdotes de stage : 

Rien ne vaut le sourire d’un patient, le merci d’un patient  ♥

– cardiologie :

un chirurgien à la retraite hospitalisé suite à une syncope pour un rétrécissement aortique non connu. Il était anxieux de savoir qu’il était malade. Il avait besoin de se changer les idées, j’ai pu lui parler longuement, il avait besoin d’être écouté, il me racontait ses études de médecine, qui ont bien changé depuis. A la fin, il m’a remercié de l’avoir écouté et d’avoir pris le temps. 

– endocrinologie : 

Mon premier patient dans le service était un patient diabétique avec un mal perforant plantaire. Il était très renfermé, parlait très peu à l’équipe médicale/paramédicale et aux autres patients. Il était loin de sa famille. Cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il était hospitalisé ici. Au début, il répondait uniquement à mes questions et ne souhaitait pas prolonger la conversation. Puis, au fur et à mesure du stage, il s’est confié de plus en plus. Il a fini par rentrer chez lui en HAD (hospitalisation à domicile). Mais à peine 2-3 semaines plus tard, il était revenu pour des complications de sa plaie. Il me racontait des anecdotes passées lorsqu’il n’avait pas ces soucis de santé, j’avais plaisir à l’écouter. À la fin du stage, lorsque je suis venue le voir comme tous les matins pour lui prendre la pression artérielle, il m’a demandé de revenir avant de partir pour lui dire au revoir. Ce que j’ai fait bien sûr, nous avons parlé un moment, il était triste que je parte, j’étais aussi touchée. 

Le lendemain matin (samedi), j’ai reçu un message de ma co-externe qui était d’astreinte à l’hôpital, me disant que mon patient était triste que ça ne soit pas moi qui sois venue lui prendre la tension aujourd’hui. 

– addictologie : 

Quand j’ai annoncé à un patient qu’il n’avait pas de cirrhose, il était très heureux.

Son regard et son sourire en disaient long sur son soulagement et sa joie. Il m’avait beaucoup remercié uniquement parce que je lui avais annoncé cette bonne nouvelle alors qu’il était persuadé qu’il avait une cirrhose. 

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