Encore aujourd’hui, des maladies qui pourraient être prévenues par le vaccin, tuent comme la rougeole dont l’incidence ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années dû à une couverture vaccinale insuffisante.
Se vacciner, c’est se protéger soi-même mais aussi les autres.
En France, en moins d’un an, entre le 6 novembre 2017 et le 16 septembre 2018, 2779 nouveaux cas de rougeole ont été répertoriés, dont 23 % ont nécessité une hospitalisation, 89% chez des personnes non ou mal vaccinées (2 doses) ; 3 décès de rougeole en 2018.
L’OMS a publié les nouvelles données : depuis janvier 2019, les cas de rougeole dans le monde ont été multipliés par 3.
https://www.sciencesetavenir.fr/sante-maladie/rougeole-trois-fois-plus-de-cas-depuis-janvier_136288
L’Europe décompte 90 000 cas depuis janvier 2019, et la France 2 400 cas dont 2 décès :
Mécanisme :
Le mécanisme du vaccin est fondé sur le fonctionnement de notre système immunitaire composé de l’immunité dite « innée » et l’immunité « adaptative ».
L’immunité innée est composée de cellules s’attaquant aux corps étrangers, considérés comme une menace. Ces cellules (entre autres les polynucléaires neutrophiles : une partie des globules blancs ; les macrophages), sont responsables d’une activation de signaux pro-inflammatoires entraînant une douleur, rougeur, chaleur et gonflement de la zone infectée, afin de la combattre.
Des cellules dites « présentatrices de l’antigène » permettent de faire communiquer les 2 types d’immunité, et apportent une partie du germe aux lymphocytes B pour produire des anticorps spécifiques contre ce germe en question, et pour également produire des lymphocytes B dits « mémoire », permettant une activation beaucoup plus rapide, et efficace contre le germe si l’organisme le rencontre à nouveau.
Ainsi, le vaccin consiste à apporter une partie d’un virus, atténué ou inactivé (donc rendu non virulent), aux lymphocytes afin de produire des anticorps spécifiques et des cellules gardant en mémoire ce virus pour pouvoir le combattre très précocement dès un prochain contact.
Types de vaccin et composition :
Il existe deux principaux types de vaccin : des vaccins « vivants » ou « inactivés » :
- « vivants atténués » : vaccins fabriqués à partir de virus ayant perdu leur virulence. Ces vaccins sont contre-indiqués chez la femme enceinte et les immunodéprimés. Le vaccin contre la rougeole-rubéole-oreillons est un vaccin vivant.
- « Inactivés » : virus « tués »
Un vaccin est composé d’une substance active (partie du germe), le plus souvent d’un adjuvant pour les vaccins inactivés (souvent l’aluminium), et de conservateurs antimicrobiens.
L’adjuvant permet de rendre le vaccin plus efficace en améliorant la réponse immunitaire du receveur.

Concernant les inquiétudes sur les vaccins :
– vaccin contre la rubéole et autisme : « Une nouvelle étude danoise portant sur 657.461 enfants nés entre 1999 et 2010, la plus large jamais menée, vient pourtant de conclure à une absence de lien entre autisme et vaccination. Selon les calculs des chercheurs, « aucune augmentation du risque n’a été observée entre les enfants vaccinés et non vaccinés » »
– vaccin contre l’hépatite B et la sclérose en plaques
« À ce jour, aucun lien statistiquement significatif n’a été montré »
– aluminium et myofasciite à macrophages : « Aucune preuve de toxicité neurologique imputable à l’aluminium de l’alimentation ou des vaccins n’a pu encore être fournie à ce jour ».
Calendrier vaccinal :
Les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 doivent recevoir 11 vaccins obligatoires : diphtérie, tétanos, poliomyélite, pneumocoque, coqueluche, Haemophilus influenzae type b, hépatite B, rubéole, rougeole, oreillons, méningocoque C.
Maladies prévenues :
- Rougeole :
- Maladie très contagieuse (1 personne infectée transmet la rougeole à en moyenne 15-20 personnes), et dont le seul moyen de prévention est le vaccin. Il n’existe pas de réel traitement. Seul des traitements symptomatiques existent.
- La rougeole se transmet par voie aérienne.
- La rougeole peut être responsable de séquelles neurologiques (encéphalite), et de pneumonie.
- Rubéole :
- Maladie transmise par voie aérienne
- Maladie pouvant parfois s’accompagner de complications neurologiques
- Chez la femme enceinte, la rubéole peut avoir de graves conséquences sur le fœtus : malformation cardiaque, auditive, cataracte, retard mental.
- Oreillons :
- Maladie responsable de parotidite (inflammation de la glande parotide) mais également d’orchite (infection des testicules pouvant avoir des conséquences sur la fertilité), pancréatite, encéphalite.
- Diphtérie :
- La diphtérie se manifeste par un tableau d’angine, mais peut être mortelle, avec un retentissement neurologique, cardiaque, et respiratoire.
- Tétanos :
- Maladie rare mais grave, transmise via la terre contaminée, entraînant des paralysies diffuses responsables d’un arrêt cardiorespiratoire
- Poliomyélite :
- Maladie responsable de paralysie irréversible.
- Pneumocoque :
- Le pneumocoque est responsable d’otite, de pneumonie, méningite avec de possibles séquelles neurologiques.
- Haemophilus influenzae de type b :
- L’Haemophilus influenzae de type b est principalement responsable de méningite et d’épiglottite potentiellement mortelles. L’épiglottite est une infection grave d’une partie du larynx, et peut entraîner une asphyxie et causer rapidement le décès.
- Hépatite B :
- L’hépatite B peut être la cause d’une infection chronique du foie, cause de cirrhose et de troubles métaboliques.
- Coqueluche :
- Maladie respiratoire ayant comme principal symptôme des quintes de toux sèche. Elle peut parfois être responsable de détresse respiratoire, d’encéphalopathie, de bradycardie.
- Méningocoque C :
- Responsable de méningite.
Toutes ces maladies peuvent être prévenues par des vaccins efficaces.
Ainsi, je vous invite fortement à regarder votre carnet de santé et vérifier que vous avez eu tous vos vaccins, en cas de doute, consultez votre médecin traitant. En effet, par exemple de nombreux adultes ne sont pas vaccinés contre la rougeole, le vaccin n’étant pas encore obligatoire auparavant, beaucoup ne sont pas protégés. Or c’est une maladie qui peut aussi avoir des conséquences graves chez l’adulte.

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