Epidémiologie :
Chaque année, il y a environ 23 000 personnes en attente de transplantations d’organe en France, mais ce chiffre ne cesse d’augmenter.
Le nombre de transplantations réalisées augmente également mais est toujours bien inférieur à la demande : environ 6 000 transplantations d’organes sont réalisées. Ainsi, environ 1 patient sur 4 seulement peut être transplanté dans l’année.
Le don d’organe sauve des vies. Les transplantations d’organe sont le seul traitement de nombreuses pathologies au stade terminal.
Par ex, la greffe rénale augmente la qualité de vie par rapport à la dialyse et est une solution de long terme.
La greffe pulmonaire peut sauver la vie de jeunes patients atteints de mucoviscidose, de patients atteints d’insuffisance respiratoire due à une broncho-pneumopathie chronique obstructive sévère, ou bien une pneumopathie interstitielle diffuse.
La greffe cardiaque est le traitement de l’insuffisance cardiaque terminale dont le traitement médical n’est plus efficace.
La greffe hépatique est indispensable pour les patients atteints d’hépatite aiguë fulminante (médicamenteuse, infectieuse ou toxique), de cirrhose au stade terminal.
Une personne peut ainsi sauver plusieurs vies.
Il existe 2 types de dons d’organe :
– ceux des donneurs vivants (environ 16 % des donneurs de rein en France) : rein, une partie du foie
– ceux des donneurs décédés : la majorité des donneurs.
Donneurs vivants :
– Toute personne de la famille du malade ou bien toute personne « ayant un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le malade » peut donner après une évaluation médicale et psychologique, et l’expression de son consentement libre et éclairé devant le tribunal de Grande Instance.
– Il existe aussi (pour le don de rein) des dons croisés autorisés par la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. En cas de non compatibilité entre un donneur vivant testé et le receveur, mais étant compatible avec un autre couple de donneur-receveur, il est possible de croiser le donneur et le receveur des 2 « couples » tout en gardant l’anonymat (Un donneur A souhaite donner au receveur A mais il n’est pas compatible. Le donneur B est également non compatible avec son proche receveur B. Mais le donneur A et compatible avec le receveur B et inversement pour le donneur B et le receveur A. Ainsi il est possible de faire le don croisé).
Les donneurs vivants sont suivis régulièrement, ils ont la même espérance de vie qu’une personne lambda.
Donneurs décédés :
Ce que dit la loi : « Des prélèvements peuvent être effectués à des fins thérapeutiques ou scientifiques sur le cadavre d’une personne n’ayant pas fait connaitre de son vivant son refus d’un tel prélèvement » loi Caillavet du 22 juillet 1976.
Un décret est entré en vigueur le 1er janvier 2017 stipulant que si la famille répond que le défunt était opposé au don, elle doit l’affirmer par écrit et préciser les circonstances pour lesquelles le défunt a exprimé son refus.
Il s’agit du consentement présumé.
Ainsi, toute personne est considérée comme donneur excepté s’il y a une contre-indication d’ordre médical ou bien s’il est inscrit sur le registre de refus :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R18929 (formulaire à envoyer) ou registrenationaldesrefus.fr (inscription en ligne)

Il n’y a en revanche, pas de registre de donneurs.
Le don d’organe est gratuit et anonyme.
Il est donc indispensable d’en parler à ses proches, d’informer vos proches de votre choix pour qu’ils puissent le rapporter aux professionnels de santé le moment venu, et qu’il puisse être respecté.
En effet, le rôle du professionnel de santé lors du décès, est de recueillir le témoignage de la personne défunte, le témoignage de ce qu’elle souhaitait (et non le souhait de la famille en elle-même).
Restitution du corps :
Le prélèvement est réalisé par des chirurgiens au bloc opératoire, lorsqu’ils ont terminé, ils referment, suturent et assurent la meilleure restauration possible du corps. De plus, après la toilette mortuaire, le corps est habillé et restitué.
Pour le prélèvement de cornée, des lentilles les remplacent.
Don d’organes et religion :
Réponse de l’Agence de Biomédecine « Les représentants des grandes religions monothéistes – christianisme, judaïsme et islam – se sont prononcés en faveur du don d’organes et de tissus après la mort. Selon eux, la vie humaine est primordiale.
Le don d’organes après la mort permettant de sauver des vies, il surmonte ainsi un certain nombre d’interdits tels que l’obligation de l’inhumation du corps entier dans certaine religion. »
Eglise catholique : http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/que-dit-l-eglise-catholique-sur-le-don-d-organes-17-04-2015-62321_16.php
Islam : https://www.saphirnews.com/Pourquoi-le-don-d-organes-est-encourage-en-islam_a23312.html
Judaïsme : https://www.saphirnews.com/Don-d-organes-que-disent-les-trois-monotheismes_a23332.html

Parlez-en à vos proches, faites leurs savoir votre choix !
Pour plus d’informations : https://www.dondorganes.fr/
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