[Bilan de ces 6 années de médecine]

Malgré la difficulté des études de médecine, je suis globalement contente de ces 6 dernières années. 

Les 2 années de concours en PACES et en D4 ont bien évidemment été particulièrement éprouvantes du fait de la pression, des modalités du concours avec des QCMs à cocher, de nombreuses choses à apprendre par cœur sans trop comprendre notamment en PACES. 

En PACES, tout juste sortie du lycée, le plus dur est de s’habituer à la fac. 

Au lycée, on est dans une petite classe, avec des cours où la plupart des profs ne vont pas très vite, il faut surtout comprendre les cours, on a des devoirs à faire régulièrement et des examens pour vérifier nos connaissances. 

À la fac, on peut organiser comme on veut notre emploi du temps, personne ne va venir nous chercher, aller en cours n’est pas obligatoire, les amphis sont bondés, bruyants, les profs vont très vite, toutes les notions sont nouvelles. Il n’y a pas d’examens organisés par la fac à proprement parler avant le concours. 

En revanche, le tutorat et les prépas privées organisent des concours blancs réguliers pour s’entraîner. 

La première année a donc été difficile parce qu’il faut s’habituer dès le début au rythme des cours, des concours blancs, apprendre par cœur une quantité énorme de notions nouvelles, avec de nouveaux camarades, une pression énorme. 

Cependant, je suis contente d’être arrivée au bout de cette année si difficile physiquement et surtout moralement, on se sent vite seule durant cette année. 

La 2e et 3e année ont été plus reposantes. 

J’aimais aller à tous les cours, les cours n’étaient plus comme en première année, il y avait beaucoup plus de compréhension, d’explications, dans des amphis assez vides et moins bruyants. C’est à ce moment là où on apprend la sémiologie (études des signes et des symptômes, afin de s’orienter vers telle ou telle pathologie), et la physiologie (le fonctionnement du corps humain, des différents organes). 

C’est là aussi où on débute les stages d’observation à l’hôpital. 

L’externat (4-5-6e années) m’a permis de rendre encore plus concret notre futur métier, de mettre en pratique les connaissances théoriques que l’on apprend dans les livres. 

Notre emploi du temps était composé des stages, des cours à la fac, et du temps personnel pour réviser dans nos livres. 

Les cours sous forme de séminaires inversés interactifs permettaient de mieux comprendre les cours des livres. 

Concernant les stages, je suis plutôt satisfaite de mes stages même si, bien évidemment, il y avait des stages « paperasses », certains chefs pas toujours bienveillants. 

J’ai à la fois eu des stages de « salle », et plusieurs stages qui permettaient un certain degré d’autonomie. 

Les stages de « salle » m’ont permis de suivre des patients à long terme, de prendre du temps pour discuter avec eux, d’apprendre la spécialité en profondeur, et de mieux comprendre des notions vues dans les cours théoriques, notamment en posant des questions aux internes, et aux chefs durant les visites, qui pour la plupart des stages étaient pédagogues.

D’autre part, certains stages permettent de gagner en autonomie comme les urgences, (pédiatriques, urgences adultes, urgences gynécologiques, etc ….). On peut ainsi prendre en charge le patient presque de A à Z. On fait l’anamnèse, l’examen clinique, on réfléchit aux hypothèques diagnostiques, aux éventuels examens complémentaires que l’on voudrait prescrire, et à la prise en charge thérapeutique adaptée. Bien sûr, un chef est toujours là pour nous superviser. Ces stages permettent d’apprécier d’autant plus notre futur métier. 

Au final, j’ai pu faire le tour de la plupart des spécialités où je voulais passer ou presque, malheureusement, je n’ai pas pu aller en cabinet ni en médecine interne. Mais évidemment, il y a toujours une bonne partie des spé qui nous est inconnue même après la fin de l’externat. 

J’ai toujours porté beaucoup d’importance aux stages, en revoyant les pathologies de mes patients après le stage, en posant des questions etc…

Les stages étaient mes plus beaux souvenirs d’externat et même de ces 6 dernières années, et notamment avec les patients, ils nous rappellent pourquoi on fait ce métier, pourquoi les sacrifices en valent le coup. 

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