[Burn-out/Epuisement professionnel]

Le burn-out ou épuisement professionnel est un syndrome dû à un stress chronique lié au travail à l’origine d’un épuisement physique, émotionnel et mental. On décrit principalement trois axes :

– un sentiment de manque d’énergie, épuisement

– un retrait vis-à-vis du travail, des sentiments de négativisme ou de cynisme liés au travail

– une dépersonnalisation  

Ce syndrome n’est pas  considéré comme une maladie à l’heure actuelle mais plutôt un phénomène lié au travail selon l’OMS. Il touche de nombreux travailleurs en France : 36 % des Français ont déjà fait un burn-out selon une enquête réalisée par la CFDT (confédération française démocratique du travail)

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/03/16/20005-20170316ARTFIG00172-enquete-cfdt-les-francais-aiment-leur-travail-mais-ils-en-souffrent.php

Ce chiffre s’élève à presque 50% chez les cadres : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/c-est-mon-boulot/un-cadre-sur-deux-avoue-avoir-connu-le-burn-out-selon-un-sondage_3471823.html

Les signes et symptômes qui doivent alerter :

– dimension émotionnelle : irritabilité, anxiété, perte d’émotion, tristesse

– dimension physique : troubles du sommeil, douleurs musculaires

– dimension cognitive : difficulté de concentration, trouble de mémoire, difficulté à prendre des décisions

– dimension comportementale : isolement social, émotionnel

– dimension motivationnelle : perte de confiance en soi, perte de motivation

Ce phénomène s’installe de façon insidieuse, raison pour laquelle il est difficile de le déceler à un stade précoce.

Voici les 3 principaux stades du burn-out :

– stade de surinvestissement au travail, avec une mauvaise hygiène de vie, un manque de sommeil, une mauvaise hygiène alimentaire

– stade d’épuisement émotionnel se traduisant par une fatigue importante, des troubles de concentration, des douleurs musculaires, une démotivation, isolement social

– stade d’arrêt : où l’individu n’est plus capable de se lever pour aller travailler, l’épuisement est extrême.

Les facteurs de risque de ce syndrome sont :

– le surinvestissement professionnel

– la pression importante au travail

– les mauvaises relations professionnelles

– les conflits de valeurs

– l’insécurité de l’emploi

Voici des questionnaires pour aider à identifier un burn-out :

– Le Maslach Burnout Inventory (MBI), http://www.masef.com/scores/burnoutsyndromeechellembi.htm

– Le Copenhagen Burnout Inventory (CBI) https://www.therapiebreve.be/plus/tests/burnout-cbi

Voici un autoquestionnaire : https://www.souffrance-et-travail.com/guides-pratiques/auto-evaluation-epuisement-professionnel/

Mais les signes d’alerte cités précédemment restent les principaux signes à repérer.

L’identification précoce du burn-out permet de prendre en charge les  personnes tôt, mieux prévenir le retentissement sur la santé physique, mentale, sur sa vie personnelle et ses relations interpersonnelles.

Cependant, il faut rester vigilant avant de poser ce diagnostic, il est fondamental d’éliminer les maladies à l’origine des mêmes symptômes d’épuisement, de trouble du sommeil etc…

Traitement :

– arrêt de travail, mis au repos par le médecin traitant

– Psychothérapie cognitivo-comportementale permettant de comprendre la situation, changer ses habitudes.

– étudier les conditions de travail avec l’aide du médecin de travail afin de comprendre les facteurs qui ont favorisé le burn-out, effectuer d’éventuels changements.

Conseils :

Si vous vous sentez concerné par ce syndrome, que vous êtes constamment épuisé malgré avoir dormi, que vous vous réveillez en étant fatigué, vous sentant vide, démotivé d’aller au travail, ne trouvant plus de sens à votre métier, êtes constamment anxieux, appréhendez la journée de travail, y pensez même en dehors du travail, le week-end. Le moindre effort nécessite beaucoup d’énergie.Et si vous ressentez des troubles du sommeil, de la concentration, de mémoire. Vous vous renfermez sur vous-mêmes.  N’hésitez pas à consulter votre médecin traitant.

Si vous voyez un collègue, un ami, un proche, atteint de ces symptômes, n’hésitez pas à lui en parler, à discuter de son ressenti, à l’aider à sortir de l’isolement.

Pour diminuer le risque de burn-out, il est important de

garder une bonne hygiène de vie (manger équilibré, ne pas sauter de repas, faire de l’activité physique),

– de ne pas négliger votre sommeil en travaillant jusque tard,

– de ne pas laisser votre travail empiéter sur votre vie personnelle en dehors des horaires de travail : par exemple, ne consultez pas votre boîte mail professionnelle chez vous, les soirs/week-end/vacances

– de profiter de vos soirées et week-ends pour passer du temps avec votre famille, amis sans penser au travail, changez vous les idées en organisant des activités le week-end pour vous détendre.

Sources :

Pour plus d’informations :

https://www.has-sante.fr/jcms/c_2769318/fr/reperage-et-prise-en-charge-cliniques-du-syndrome-d-epuisement-professionnel-ou-burnout

site de l’association France Burn-out : https://asso-franceburnout.fr

Voici quelques reportages sur le burn-out :

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