La vie est un enchaînement d’étapes, d’aventures, plus ou moins difficiles… Chaque étape de la vie représente en quelque sorte un saut vers l’inconnu, quelque chose que l’on appréhende car cela nous est étranger.
Dès la naissance, notre premier cri, nos premiers pas, nos premiers mots, tant de nouvelles étapes à notre jeune vie.
Lorsqu’on allait pour la première fois à la maternelle, la séparation avec nos parents paraissait insurmontable, pourtant ce fut une habitude par la suite.
La rentrée en CP fut aussi une épreuve effrayante lorsque l’on ne connait personne.
Le passage de l’école primaire au collège fut un grand pas vers l’avant, avec un changement de fonctionnement, un prof pour chaque matière, un changement de classe pour chaque cours, de nouveaux camarades, de nouvelles matières.
Le brevet nous paraissait insurmontable, une épreuve si difficile, ou du moins une épreuve qui nous effrayait parce que c’est quelque chose d’officiel, une étape nécessaire pour le passage au lycée. Pourtant, c’était une épreuve comme les autres sur le papier, comme les contrôles au cours de l’année.
Même si le lycée paraît être la continuité du collège, c’est différent, la préparation au baccalauréat effraie encore plus, le Graal que l’on doit avoir pour la plupart des études supérieures, pour la plupart des filières. Pourtant chaque année, environ 88% le passent avec succès.
La rentrée dans les études supérieures est aussi un changement important. Par ex, la fac où il n’y a plus de devoirs, mais uniquement des examens de fin de semestre, plus de contrôle continu, plus d’obligation d’aller en cours etc…
Beaucoup changent également de ville et prennent leur indépendance.
Pourtant vous y êtes, vous l’avez fait!
Ayez confiance en vous! Vous êtes plus forts que vous le pensez, lorsque vous regardez derrière vous tout ce que vous avez accompli et réussi dans votre passé, vous pouvez voir que vous avez des ressources, des capacités d’adaptation.
Pour ma part, lorsque j’étais au lycée, les études de médecine me paraissaient tellement impossibles, je me disais que j’allais faire tout mon possible, mais sans grande conviction de réussir du premier coup. Tout m’angoissait, nouvelle ville, nouvelle fac, je ne connaissais personne, les amphis bondés les premiers jours, les cours magistraux dans une ambiance bruyante, les premiers concours blancs ….
Pourtant, je l’ai fait, j’ai surmonté cet immense obstacle, passé ces quelques jours de concours, dans ces immenses hangars avec des milliers et des milliers d’étudiants remplis de stress, de volonté, de motivation.
Les premiers stages étaient à la fois une excitation mais aussi un stress. Les premiers entretiens avec les patients, les premiers gestes, tout ce qui est nouveau amène une appréhension. Pourtant, on apprend petit à petit, on avance progressivement, et on touche du bout du doigt notre futur métier.
Et enfin, passer l’ECN, ce fameux examen dont on nous parle depuis tant d’années, ce fameux concours national qui détermine notre classement pour le choix de spé et la ville de l’internat. L’impression que l’on joue notre vie une fois de plus en quelques jours, quelques heures. Je me revois encore en 2eme année, parlant avec les D4 (6e années) qui me disaient que le concours de l’ECN, c’était encore plus dur, c’est vrai mais encore une fois, on a grandi, on a mûri, on a beaucoup appris depuis la première année, ce n’est pas insurmontable, loin de là, c’est la synthèse de toutes ces années de médecine à réviser encore et encore.
Malgré tout cela, l’angoisse de l’internat monte de jour en jour. Dans un peu plus d’un mois, je serai interne, j’espère être à la hauteur, pour mes patients, ces personnes pour lesquelles je me suis engagée dans ces études. Mais malgré cette appréhension, j’ai toujours soif d’apprendre, de m’améliorer. A présent, c’est du concret, avec de vraies responsabilités.
L’internat est une très grande étape. Il y a un fossé énorme entre l’externat et l’internat….
En espérant trouver le bon chemin, faire les bons choix ….
C’est toujours effrayant de franchir une nouvelle étape, mais comme tu le dis il faut se faire confiance. Si on en est arrivé jusque là c’est que l’on peut aller plus loin.
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Merci pour ce commentaire ! Tu as tout à fait raison ! 🙂
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