[Sexisme quotidien]

Le sexisme est toujours bien ancré dans notre société. Au quotidien, le sexisme se manifeste de différentes manières. 

Tout d’abord, parlons d’une journée de travail ordinaire. 

Sortir de chez soi, selon les jours, se faire possiblement interpeller dans la rue (et ce QUELQUE SOIT NOTRE TENUE, Nos origines etc ..), avec plus ou moins de délicatesse, d’insistance, malgré les « non je ne suis pas intéressée » à répétition. 

Devoir courir pour qu’il ne nous suive pas dans le metro/RER/train. 

Dans les transports en commun, tout le monde ou presque a déjà entendu parler des « frotteurs du métro » (terme valable pour les autres types de transports en commun). Ces individus qui ne nous connaissent pas mais qui « choisissent » leur proie, sur le quai du métro, dans les rames, profitant généralement des heures de pointe, de l’afflux important d’usager(e)s pour se fondre dans la masse et agir sans crainte. Là encore, toute femme est susceptible de subir ce genre d’attouchements, d’agressions (bien évidemment sans notre consentement) quelque soit sa tenue, ou bien des avances avec insistance voire des insultes. 

Malheureusement, beaucoup d’usagers témoins de la scène n’agissent pas. Pourtant, on peut agir de différentes façons sans violence et avec mesure : 

– « arrêtez ce que vous faites, monsieur s’il vous plaît »

-« laissez la tranquille, elle n’est pas intéressée par vos avances »

– « elle vous a dit non, donc stop, arrêtez »

– Ou bien, vous pouvez feindre de connaître la victime, en l’appelant pas n’importe quel prénom, et lui disant par ex « on se connait je crois ? On était au lycée ensemble, comment vas tu ? Qu’est ce que tu deviens? » Cela devrait suffir à éloigner l’agresseur. 

– si cela continue, vous pouvez menacer d’appeler la sécurité ou bien appeler directement le 3117 (appel RATP/SNCF) ou envoyer un SMS au 31177

S’il vous plaît, ne laissez pas les victimes seules, n’ignorez pas ces agressions. 

C’est souvent simple de penser que si on était dans cette situation, on aurait fait ceci, on aurait crié, on aurait repoussé l’agresseur, on se serait défendue. Pourtant, c’est loin d’être simple, comme toute situation imprévue, on ne peut pas anticiper notre réaction, on agit comme on peut, sauf que dans ces cas d’agression sexuelle, notre cerveau cherche à nous protéger à sa façon, cela peut se traduire parfois par de la sidération, ne pas pouvoir sortir un mot, ni bouger, bien qu’on aimerait le faire.

Parfois, on se dit aussi que devant l’afflux de personnes, nous sommes collés les uns aux autres, donc c’est un accident si l’autre nous touche, mais lorsque l’on se rend compte que ce n’est pas juste des frollements, mais des pincements, des « attouchements » avec insistance (=agression), on se sent salie, humiliée, démunie, perdue. On n’a plus l’impression que notre corps nous appartient, que c’est juste un objet aux yeux de l’agresseur. 

Lorsque la rame est vraiment très bondée, qu’on ne peut ni bouger ses bras, ni identifier la personne qui nous a fait cela, c’est peut être encore plus humiliant, on ne peut même pas tenter de repousser sa main, ni s’éloigner de lui, on ne peut strictement rien faire à part attendre le prochain arrêt, des minutes qui nous semblent interminables…

Après cela, on se dit souvent que l’on aurait dû faire ceci, dire cela, voire on se culpabilise,  alors que l’on n’a rien fait de mal, nous ne sommes coupables de rien. C’est les agresseurs qui devraient payer, avoir honte, se sentir coupables, regretter leurs actes. 

Au travail, dans de nombreux milieux, il y a encore régulièrement les blagues potaches, les remarques sexistes, les avances des collègues etc…. Ces comportements sont bien trop souvent banalisées….

Après notre journée de travail, il est souvent tard, notamment l’hiver, il fait déjà nuit lorsque l’on rentre. 

On ne se sent pas toujours en sécurité lorsque l’on marche seule dans la rue, on n’a peur d’être agressée, d’être suivie jusque chez soi. 

Si on a le choix entre marcher 15 minutes et prendre le bus/metro pour 1 ou 2 arrêts, et que l’on décide de marcher, on se dit parfois qu’on espère faire le bon choix car s’il nous arrive quelque chose, on peut se culpabiliser et regretter de ne pas avoir pris les transports. Or, encore une fois, ce n’est pas à nous de nous sentir coupables, c’est à eux. 

Il en est de même pour la tenue vestimentaire, on entend encore trop souvent que s’il nous arrive quelque chose alors que nous sommes en décolleté, jupe, short, robe ou tenue moulante, il ne faudrait pas s’étonner, ou bien certains culpabilisent la victime en disant que c’est de sa faute si elle a été agressée ! 

Or, c’est absolument faux évidemment ! Le seul coupable est l’agresseur !

De plus, les femmes victimes d’agressions sexuelles sont aussi bien des femmes habillées en col roulé, jeans, qu’en jupe, décolleté!

Sexisme à l’hôpital

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