Fresque misogyne et sexiste retirée de l’internat du CHU de Purpan à Toulouse.
Ces derniers temps, on a beaucoup entendu parler de l’ « humour » carabin, de la « culture » carabine.
Pseudo « humour » carabin :
Ambiance de salle de garde, fresques sexistes, chants sexistes, graffitis sexistes sur les murs des chambres de garde, tonus qui dérapent, bizutage (qui je le rappelle est interdit depuis la loi du 17 juin 1998), humiliations, voire agressions sexuelles. Ça n’était déjà pas acceptable avant, mais ça ne devrait plus exister en 2020…
Certains défendent cette « culture » au nom du lâcher prise pour refouler son mal-être tel un exutoire. « Parce qu’il repose sur une culture partagée, plus ou moins implicite, acquise durant les études médicales » haha. Vive la culture! Il est grand temps qu’il y ait une remise en question profonde de cette « culture/humour ». Ce n’est ni de la culture ni de l’humour! Il faut mettre fin aux « traditions carabines », pseudo « culture » et pseudo « humour ». Pour le bien-être des patient.e.s et aussi des soignant.e.s.
Quand on ne suit pas les « règles », les « traditions », quand on ne rigole pas à ce pseudo humour, on nous considère parfois comme des marginaux, on ne fait pas partie de l' »élite » … On ne comprend pas cette « culture ». Il faut inverser cette tendance !
Scandale « Le Divan des médecins », groupe Facebook où des médecins avaient des propos sexistes, racistes, homophobes, avec rupture du secret médical dans certains cas. Propos inadmissibles.
–> Sexisme à l’hôpital : blogmedical.health.blog/2019/08/25/sexisme-a-lhopital/
–> « confraternité » de quoi parle-t-on ? https://blogmedical.health.blog/2020/01/12/la-confraternite-de-quoi-parle-t-on-reflexions-et-mise-au-point/
Préjugés :
Les préjugés n’ont pas lieu d’être, et sont dangereux pour les patient.e.s…
Certaines populations sont parfois victimes de préjugés telles que les Roms, les populations immigrées qui sont parfois stigmatisées et leurs plaintes pas toujours bien prises en compte.
Sexisme : Les femmes sont parfois la cible de certains stéréotypes… « hystérique », « simulation de la douleur », « psychiatrique ». La plainte est ainsi parfois minimisée …
Les patient.e.s sans-abris, et les patient.e.s avec des pathologies psychiatriques sont parfois malheureusement moins écoutés….
Tous ces aprioris ne sont pas sans conséquence sur la prise en charge des patient.e.s, au risque de passer à côté d’un diagnostic.
Alors, restons systématiques, bienveillants, et attentif/ve.s.