« Confraternité » Ce mot est très souvent utilisé à tort et à travers et notamment ces temps-ci… Revenons donc à sa définition :
Définition
Article R.4127-56 du code de santé publique :
« Les médecins doivent entretenir entre eux des rapports de bonne confraternité.
Un médecin qui a un différend avec un confrère doit rechercher une conciliation, au besoin par l’intermédiaire du conseil départemental de l’ordre. Les médecins se doivent assistance dans l’adversité ».
La confraternité, c’est donc
– un respect mutuel envers les confrères
– un devoir d’entre-aide en cas de besoin
– un devoir de rechercher une entente en cas de désaccord
Mais ce n’est pas « systématiquement soutenir un confrère contre vents et marées quoiqu’il ait fait » comme le stipule le CNOM (Conseil National de l’Ordre des Médecins) ….
La confraternité ne peut s’exercer contre le/la patient.e ….
Exemples :
1. Pédocriminalité : le chirurgien Joël Le Scouarnec, dont le nombre de victimes potentielles est de 349 (de 1989 à 2017) … Sachant qu’en 2005, il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour détention d’images pédopornographiques.
Dans le cas d’agression, de viol, si un collègue le sait, c’est un devoir d’alerter l’ordre/les autorités. Le défendre ou se taire n’est pas de la confraternité …!!
2. « Le divan » des médecins : propos sexistes, racistes, homophobes, irrespectueux, inadmissibles, sur un groupe Facebook.
Défendre ces propos sous couvert de l’ « humour », et sous prétexte que c’est un moyen d’exutoire, n’est pas confraternel non !
3. En cas de détresse psychologique et physique d’un.e confrère, la confraternité serait de lui proposer une aide, une écoute, un soutien.
4. Entre étudiant.e.s et chef.fe.s, la confraternité c’est aussi la bienveillance, le compagnonnage et non l’humiliation pendant les visites professorales par exemple…
5. Entre des médecins de spécialités différentes, il y a encore parfois (mais de moins en moins heureusement) des « rivalités », certains critiquent beaucoup d’autres spécialistes avec condescendance et dénigrement comme si certaines spé étaient inférieures aux autres. Ce comportement ne relève pas de la confraternité.
6. Bizutage, humiliations envers ses collègues, voire harcèlement, agressions, non ce n’est pas confraternel ni de l’ « humour » (sachant que le devoir de confraternité ne se limite pas à l’exercice professionnel)
« Humour » carabin et préjugés https://blogmedical.health.blog/2020/01/12/humour-carabin-et-prejuges/