Impostrice

Ce sentiment constant d’être une incompétente me colle à la peau… J’ai toujours cette impression d’être nulle, incompétente, toujours une bébé interne malgré les semestres qui passent, toujours l’impression de ne pas avancer, d’être une interne en carton. Ce sentiment d’illégitimité permanent … Et de ne pas exister en dehors de l’hôpital…

9 commentaires sur “Impostrice

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      1. Je pense que je comprends, même si je ne suis pas soignante. En tant qu’enseignante, j’ai souvent ressenti ça.
        Je vais poster la question qui dérange mais… penses-tu que ce métier est fait pour toi ?
        (Si je m’étais posé cette question en début de carrière, j’aurais évité de m’acharner à espérer qu’un jour, ça irait mieux… et je me serais peut-être reconvertie plus vite).

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      2. Je comprends tout à fait cette interrogation. Oui je pense, parce que j’aime ce que je fais en grande partie, mais ce que je n’aime pas, c’est lorsqu’il y a un environnement toxique au travail, c’est la fatigue extrême qui s’accumule pendant l’internat, c’est le fait de devoir changer tous les 6 mois de stage et donc comme si on devait recommencer tout à 0, s’adapter encore dans une nouvelle équipe, être totalement perdue pendant 1 mois, c’est le fait de ne pas avoir le temps de bosser mes cours en à côté car l’hôpital prend déjà tte mon énergie etc etc… Mais le métier en lui même me plait

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      3. Ça ne doit pas être simple, en effet. Il te reste combien de temps d’internat ? Tu sais déjà ce que tu veux faire ensuite ?
        L’ambiance toxique gâche tout. J’ai connu aussi. Puis changement de classe, ou d’école… Et il faut tout recommencer.
        Les métiers du soin comportent des risques psychosociaux importants. Il faut apprendre à relativiser, à admettre que l’environnement de travail ne remet pas en cause nos compétences, et encore moins notre personne.
        Prends soin de toi, en essayant de vivre à côté, de te réserver des moments plaisir, pour faire ce que tu aimes. Sinon c’est la pente glissante vers le burn out.
        Courage !

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      4. Ah j’oubliais : moi aussi j’aime être en classe avec les élèves, c’est ce qui m’a permis de vivre de beaux moments dans mon métier.
        Mais il arrive un moment où ça ne suffit plus, où le corps dit stop et où il faut l’écouter pour se préserver et changer de métier (j’ai 19 ans d’ancienneté… et ça fait déjà 10 ans que je me dis que ce métier n’est pas / plus fait pour moi).

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      5. Je travaille actuellement sur mon projet de reconversion. Je sais maintenant que c’est ma dernière année en classe et, depuis que c’est clair dans ma tête, je me sens beaucoup mieux.
        Il arrive souvent que des profs changent de voie dès leur année de stage (j’écris un article actuellement sur le burn out des enseignants). Ce n’est pas grave. On a le droit de se tromper.
        L’essentiel est d’être à l’écoute de ses envies, de ses besoins… Pour ne pas passer à côté de sa vie.

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