Horaires interminables, gardes, staffs à préparer, bibliographie, cours, thèse. En plus de ces innombrables obstacles dans ces études, les conditions de travail n’aident pas…
Le manque d’encadrement ….
Les chef-fes qui nous laissent gérer le service …
Certains chef-fes nous disent clairement de ne pas les appeler. Certain-es me diraient « c’est comme ça que l’on apprend ». En fait non, ce n’est pas en nous laissant seul-e face à des situations difficiles, délicates, face à nos doutes, et en se sentant en insécurité que l’on apprend. On apprend grâce au compagnonnage, en s’autonomisant progressivement.
Le manque de moyens à l’hôpital …
Ce sentiment de toujours devoir faire plus avec moins, faire ce qu’on peut malgré les problèmes de matériels, personnels etc…
Se sentir si impuissante face à l’effondrement de l’hôpital public détruit par les politiques restrictives d’austérité.
Voir le départ de tant de personnels à bout …
Temps administratif …
Les ordinateurs qui ne marchent pas, les logiciels qui plantent, les demandes à faxer, etc… Tout cela prend du temps … Du temps qui pourrait être remplacé par du tps « médical «
Maltraitance médicale …
Être témoin de remarques sexistes, racistes, grossophobes, psychophobes etc…. Mais ne pouvoir s’exprimer librement face à ces violences… s’enerver intérieurement seulement par peur des collègues, chef-fes. S’en vouloir, culpabiliser.
L’ignorance de l’entourage…
Ma famille ne sait rien de mon mal être, éviter de parler de ce qu’il se passe au travail, feindre un « oui ça va » tous les jours ….
Je ne veux les embêter avec ça et puis .. à quoi bon ?
Mes plaintes font déjà fuir tant de personnes…
La solitude gagne.
Une porte de sortie après l’internat ? … J’en doute … Encore faut il y survivre et pas sûr que les horaires et les responsabilités soient plus simples, bien au contraire.
Ton témoignage est très touchant..
est-ce que je peux me permettre de te demander dans quelle spécialité es-tu ?
Courage à toi..
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