Militantisme et hôpital, je cherche une lueur d’espoir ….
Mes seules raisons d’être, mes seules raisons de vivre, ou plutôt survivre, c’est l’hôpital, mon métier, et le militantisme.
D’une part, j’ai beau être « juste » interne, je vois depuis mes stages d’externat que l’état de l’hôpital ne fait que de se dégrader depuis des années.
Les désorganisations quotidiennes, les galères administratives, les logiciels qui plantent, les fax qui en font des siennes, mais surtout les sous effectifs, faire des soins comme l’on peut. Systeme dégradé sans avoir le temps de faire correctement les choses. Conflits de valeur. Perte de sens du métier. Sentiment d’être maltraitant.e.
Si bien que le personnel part les un-es après les autres, pour se protéger.
D’autre part, le militantisme me désespère car les un-es partent après les autres. Seul.e on ne peut rien faire. Sans moyens on ne peut rien faire. Je n’en veux absolument pas aux autres mais ça me déprime totalement.
Que restera-t-il de tout ça dans quelques années ? Nos services publics s’effondrent déjà…
Les deux seules raisons de vivre me semblent sans réel espoir…. Aller dans le mur. Couler.
Sans espoir, peut on vivre ?
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