[Gestes de premiers secours]

Chaque année, il y a environ 50 000 arrêts cardiaques en France mais seulement 5-7 % des ACR (arrêt cardio-respiratoire) sont récupérés contrairement à 20% des ACR aux Etats-Unis.

Les causes d’arrêts cardiaques sont surtout d’origine cardiaque chez l’adulte (trouble du rythme, infarctus du myocarde), d’origine respiratoire chez l’enfant.

Ce taux faible d’arrêts récupérés est en grande partie, dû à un manque de formation aux gestes de premiers secours en France.  Seuls environ 30% de la population française sont formés.

La plupart des ACR ont lieu à domicile, ce qui rend la formation d’autant plus indispensable !

En France, il y a une seule formation obligatoire pour tous : journée d’appel (et lors de l’obtention du permis de conduire)

Il serait préférable de diffuser plus largement cette formation, une formation dès l’école primaire (formation adaptée aux plus petits), puis une au collège, un rappel au lycée.

Dans le cas d’un arrêt cardiaque, agir dès les premières secondes est fondamental !! Chaque minute d’arrêt cardiaque sans gestes effectués, fait perdre 10% de la fonction cérébrale …. Tout le monde est capable de faire ces gestes de premiers secours. Ces gestes simples peuvent sauver des vies !

Des formations existent déjà :

Une formation en ligne a été mise en place gratuitement par la fédération française de secouristes et formateurs policiers avec l’Université de Bretagne occidentale. https://www.francetvinfo.fr/sante/soigner/des-secouristes-lancent-le-premier-cours-en-ligne-gratuit-de-formation-complete-aux-premiers-secours_3619335.html#xtor=CS2-765-%5Bautres%5D-

Arrêt cardio-respiratoire :

Tout d’abord, je tiens à rappeler qu’il ne faut pas avoir peur d’agir en pensant mal faire… la personne est en arrêt cardiaque, on ne peut que contribuer à sa survie ! On ne peut pas aggraver sa situation ! Alors que si on ne fait rien dans la minute, il risque fortement de mourir…

1/ Identifier l’arrêt cardio-respiratoire : une personne inconsciente, qui ne respire pas :

  • appeler la personne : « vous m’entendez ? » « serrez-moi la main », elle ne répond pas, ne bouge pas
  • mettez votre joue au dessus de la bouche du patient en regardant son thorax, si vous ne voyez pas de mouvement respiratoire du thorax, si vous ne sentez pas le souffle sur votre joue, et si vous n’entendez rien, c’est qu’elle ne respire pas. (cette étape doit durer moins de 10 secondes)
  • Excepté les personnels de santé, il n’est pas recommandé de prendre le pouls.

2/ Appeler le 15 (SAMU), le 112 (numéro européen) ou le 18 (pompiers) afin de demander des secours

Si vous êtes seuls, mettez le haut-parleur et commencez le massage cardiaque. Si vous êtes plusieurs, demandez à quelqu’un d’appeler pendant que vous commencez.

3/ Réanimation cardiorespiratoire :

Massez au niveau du sternum, avec les paumes de mains, bras tendus.

  • Adulte : massez au rythme de 100-120 compressions/min, une compression d’environ 5-6 cm de profondeur.
  • Enfant : faites d’abord 5 insufflations, puis alterner 15 compressions et 2 insufflations. Les compressions chez l’enfant de 1 à 10 ans se font avec une main.
  • Nourrisson de moins d’un an : Les compressions se font à 2 doigts

Si vous êtes plusieurs : relayez vous toutes les 2 minutes.

4/ défibrillateur automatique externe (à mettre en place dans les 5 minutes après l’arrêt cardiaque)

lequotidiendumedecin.fr

Depuis plusieurs années, le nombre de défibrillateurs se multiplie : gare, école, gymnase, etc

Après les patchs posés comme ci-dessous, le défibrillateur vous guidera sur la démarche à suivre, n’interrompez pas le massage cardiaque sauf si le défibrillateur vous le demande.

vidéo : Le magazine de la santé/Allo docteurs :

Personne inconsciente qui respire :

Mettre en position latérale de sécurité pour dégager les voies respiratoires ; et appeler les secours.

Chez la femme enceinte, la mettre sur son côté gauche.

Obstruction des voies aériennes supérieures :

Lorsqu’il y a une obstruction des voies respiratoires : il y a 2 types de situation : obstruction partielle (de l’air peut passer), obstruction complète (la personne ne peut plus respirer)

Dans le cas d’une obstruction partielle, c’est-à-dire que le patient peut respirer, tousser, prononcer quelques mots, appelez les secours mais ne tentez pas de manœuvre invasive ni de manœuvre de Heimlich (explications à suivre) au risque de provoquer une obstruction complète, attendez les secours et surveillez la respiration de la personne.

Dans le cas d’une obstruction complète : la personne ne respire pas, ne prononce aucun son, ne peut tousser :

  • Chez l’adulte et l’enfant : commencez par 5 tapes dans le dos entre les 2 omoplates. Puis, si les manœuvres s’avèrent inefficaces : tenter 5 manœuvres de Heimlich : appuyer dans le creux épigastrique (sous le sternum) avec votre poing et faites un mouvement vers l’arrière et le haut. Si l’obstruction persiste, recommencez les 5 tapes dans le dos. Alternez les 2 manœuvres jusque désobstruction ou arrivée des secours.
  • Chez le nourrisson : Commencez par les 5 tapes dans le dos (le nourrisson sur votre genou). Si cela persiste : retournez le (la tête vers le bas) et appuyez avec 2 doigts sous le sternum.

Hémorragie :

Vérifier qu’il n’y a pas de corps étranger (comme du verre) dans la plaie, avant de comprimer avec un vêtement propre, du tissu, un gant pour vous protéger.

S’il y a un corps étranger, ne comprimez pas par-dessus, au risque d’enfoncer le corps étranger.

N’enlever pas le bout de verre d’une plaie car cela risque d’entrainer une hémorragie massive.

Selon la localisation de la plaie : surélever le membre atteint pour diminuer le saignement et allonger la personne.

Accident de la voie publique :

Protéger les voies avec les triangles de sécurité.

Appelez les secours.

Comprimer les plaies.

S’il y a plusieurs victimes, on peut mettre un garrot si la compression manuelle n’est pas possible. (cf vidéo du CESU 80)

Noter toujours l’heure de la pose du garrot de façon claire : sur le membre du patient, sur ses vêtements ou son front.

Ne jamais enlever le casque d’un motard.

Déplacer les personnes en respectant l’axe tête-cou-tronc pour limiter les risques de séquelles neurologiques (paralysie)

Ne pas donner à boire (il faudra probablement opérer la personne polytraumatisé)

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